Randonneuse

Edgar Georges

Apprendre à descendre vite
la vie est faite de montagnes
de chutes inattendues, de cascades infinies
de paysages verticaux sublimes, de couchers de soleils eternels

Ne jamais s’arrêter
Ne jamais s’arrêter même au creux de la vallée
où le chemin se rétrécit sans cesse
et les sommets s’écroulent, sans fondations

S’essouffler, crier détresse

Je me réveille les jambes lourdes
je fixe l’horizon
je prends ma bouteille d’eau et la jette contre le rocher
je regarde pendant des heures chaque goutte descendre

Je rentre par la forêt
le rêve peut recommencer
sans qu’elle puisse me voir
sans qu’elle puisse me parler

Edgar Georges, 2001

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6 commentaires sur “Randonneuse”

  1. gourdon mireille

    dit :

    Je pense que la montagne représente comme il l’écrit sa vie et l’horizon son avenir. Il traverse la foret, c’est la partie sombre, l’inconnu de sa vie que l’horizon ‘son avenir’ ne voit pas, ne lui parle pas, il reste incertain mais avance.

  2. gwada

    dit :

    Rhema,
    « Je rentre par la forêt
    le rêve peut recommencer
    sans qu’elle puisse me voir
    sans qu’elle puisse me parler »
    Je suggère qu’il parle de la montagne (ni yeux ni langues…) qu’il vient de quitter ?

  3. Rhema

    dit :

    sauf le dernier paragraphe qui me semble flouer dans ses allégories, mais le poème est affriolant!..

  4. Leila Proulx

    dit :

    Quelqu’un pourrait m’expliquer ce que représente le « elle » dans les deux derniers vers? Je voudrais votre interprétation s’il vous plait !

  5. Billy

    dit :

    j’aime bien les montagnes

  6. Marlène

    dit :

    Les montagnes nous laissent toujours perplexes (mais émerveillés aussi!).

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