Descente

Vlad Negrescu

Les cubes s’effritent lorsque l’eau les lèche
tombant en pièces faisant de petits trous
Dans la terre orange de ce soleil mou
laissant pousser des fleurs revêches
Elles exhalent des souvenirs aqueux
aux coins rapiécés mollets ou fous
dans l’éclair d’une étincelle au cou
le parfum d’antan s’en va vers ceux
qui courent les landes et au travers
de pièces fermées sans clé aucune
tournant en rond ils n’ont vus qu’une
larme coulant au goût amer
tombe sur une feuille qu’elle tache
d’un air hautain sonnant le glas
des infortunes qui ne sont plus là
et des vieillards au fin panache
Le petit garçon espiègle renaît
dans un ton et une couleur plus fine
pour être un nouveau soi taquine
les chats qui partent dans les prés
Et là le blanc sortit sa tête
dehors sous la pluie d’automne
lorsque les bras du ciel tonnent
comme un tambour en fête
Plus rien à l’horizon
Plus de mélasse
de l’ouate crasse
tentant l’évasion
Seuls, esseulés
le monde bouge
cendres rouges
par terre mais
libres rires
fin manteau
lit fait d’eau
sont les pires
presque
plus
mais
non
du
tout
lui
si
fou
.

Vlad Negrescu

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