Facebook   Google bookmarks   del.icio.us   MySpace   Windows Live

Les chats


Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques,
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

2 commentaires sur “Les chats”

  1. karen a dit:

    23 juin 10 à 16:18

    c’est trés beau moi qui a 13 chats je suis vraiment très surpris
    par ce poème si lache et merveilleux pour ces petit conpagnons

  2. lolo a dit:

    27 sept 11 à 19:19

    eh ba vous en avez des chats et c’est vrai que ce poème n’est pas mal


Laisser un commentaire