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Con large comme un estuaire

Guillaume Apollinaire

Con large comme un estuaire
Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l’odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière

Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente

La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton noeud fait ventouse.

Guillaume Apollinaire

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40 commentaires sur “Con large comme un estuaire”

  1. Icare

    dit :

    J’aime Guillaume Apollinaire mais ce poème n’est sans doute pas celui que je mettrais en tête de liste et j’invite les lecteurs et les lectrices amateurs de poésie, intéressés par le sujet, à lire sur le même thème, mais avec une élévation plus aboutie le poème de Georges Brassens : « Le blason ».

  2. Coraux Martine

    dit :

    Je n’ai pas de goût pour ce poème qui oui me dérange*. Mais quel talent ! les pulsions primitives prennent des dimensions cosmiques et paradoxalement, tombe, disparaît la vulgarité. Ce qui est qualifié ici de bestialité s’inscrit dans le grand Mystère de la Vie. Et non, il n’y a pas le Grand Apollinaire d’un côté et le Guillaume honteux qu’il vaut mieux oublier. Son œuvre est un tout et ce poème-ci y participe.

    *simple réaction épidermique sans doute effet d’un conditionnement ou d’une peur quelconque… bref.

  3. Marie

    dit :

    Le site très catho Aleiteia écrit sur Apollinaire: « Il est donc temps, cent ans après sa mort, que les chrétiens se saisissent de sa poésie et découvrent à quel point sa joie exubérante et fantasque peut elle aussi enrichir notre vie de foi et notre joie d’être au monde. »

    Sur ce conseil je suis venu ici donc lire ses poèmes, et là le dégoût, mon Dieu! Je comprends maintenant ce qui s’est passé depuis un siècle dans l’église avec les religieuses et enfants abusés, bref le vrai sens de con-fesser!

  4. Romain ETIENNE

    dit :

    @Novambre Merci grandement pour cette fantastique recommandation qu’est celle que tu as faite pour le poème de Théophile Gautier. Une de mes plus belles lectures de l’année, si ce n’est de ma vie.

    Très amicalement.

  5. silvestre

    dit :

    Très belle poésie mais par contre les gens qui disent que c’est vulgaire, il faut savoir que c’est vulgaire à notre époque mais pas à l’époque de G.A. Sinon qui dit érotisme dit pas romantisme alors faites pas les choquées, surtout « miss94 » et en plus il y a une touche de romantisme dans cette poésie la.

  6. sevigne

    dit :

    Le principe d’une poésie c’est d’ écrire ce que l’on ressent, ce que l’ on vit, ce que l’on aime.

    Le poète écrit avant tout pour lui.

    Alors si cela te déplaît passe ton chemin ou ajoute un commentaire construit non pas juste « c degeu », « j’aime pas » « vulgaire »… Dites plus tôt que cela manque de délicatesse, de romantisme…

    Et puis, ne vous disputez pas mais débattez avec de vrais arguments. Et même si à la fin vous n’êtes toujours pas d’accord, dites vous que vous avez échangé de manière constructive.

  7. Charles

    dit :

    Comment peut on être indifférent à ce poème qui n’est que la stricte vérité de tous les fantasmes qu’un être humain peut ressentir dans tout son fort intérieur.

  8. Sylvain Foulquier

    dit :

    Dans ses « Poésies libres », Apollinaire a écrit de très beaux vers érotiques, qui auraient été dignes de figurer dans « La Chanson du Mal-Aimé » :
    « Les nuages dans le ciel gris
    Ressemblaient au foutoir des anges
    Maison de passe ou paradis
    Où les cons de poivre et d’orange
    Font rêver nos défunts amis
    (…)
    À Paris dans la nuit tombante
    La reine des belles du quai
    Ô crinière écluse indolente
    Quand son amant vient forniquer
    Se change en cavale écumante
    (…)
    Le soir en la mettant à l’aise
    Ses chines s’ouvrent sous mon dard
    Et duvetée comme les fraises
    Elle ressemble à un miroir
    Dans une estampe japonaise »

  9. Jacquie

    dit :

    Du lourd

  10. Guillaume-Alexandre

    dit :

    Vu les commentaires dégoutés de certains qui ne veulent surtout pas qu’on appelle un chat un(e) chat(te) et se cachent derrière leur petit doigt levé (ou qql chose de plus petit encore…) en faisant des mines dégoûtées, on ne peut que féliciter le poète pour avoir réussi son coup : débusquer les tartuffes. Car qu’est-ce que la vocation de la poésie (et de l’art en général) si ce n’est de déchirer le voile des apparences, de débusquer la vérité des êtres planqué sous les oripeaux des conventions sociales et des convenances, des discours mensongers et des mots étrangers. Tendre un miroir sans fard au devant des âmes des hommes et des femmes. Exposer dans la lumière cruelle leur nudité crue.

  11. emma-marie

    dit :

    Eh bien, on peut préférer le pont Mirabeau…

  12. Sylvain FOULQUIER

    dit :

    Ce n’est pas un des meilleurs poèmes d’Apollinaire, il en a écrit des plus réussis (y compris dans le domaine érotique), mais il a le mérite de nous rappeler que la poésie n’a que faire du politiquement correct. A ce propos, certains commentaires sont remplis d’un puritanisme affligeant. Ceux qui qualifent le grand Serge Gainsbourg et la sublime Mylène Farmer d’artistes « porno » feraient mieux de quitter leurs préjugés mesquins et de s’ouvrir un peu à des choses qui les dépassent.

  13. andre

    dit :

    Je ne sais pas si le Guillaume est d’Apollinaire, mais en tout cas il est sorti de l’ordinaire. De temps en temps, cela fait du bien. Merci, Monsieur Guillaume.

  14. Gabrielle. E.

    dit :

    Juste une petite précision que j’aimerai apporter à vos commentaires. Je n’ai pas eu le temps de lire tous les poèmes de cette page mais je dois dire que ce poème aurai plus sa place dans une page plus porno que érotique, l’érotisme emploi des mots plus délicats pour dire la même chose, et pourtant j’aime Apollinaire.

  15. Faaf

    dit :

    La morale et l’art sont les deux versants d’une montagne. N’arrive au sommet que celui qui fait abstraction de l’un ou de l’autre.

  16. Atchoum

    dit :

    @Scylla

    Je ne pense pas que l’attitude de Sacha relève forcément du jugement à proprement parler. Il/Elle est tout juste entrain d’essayer d’expliquer ce que mes parents me disaient quand, dans mon enfance, je disais « c’est dégueulasse les courgettes ». Simplement qu’on ne dit pas que c’est dégueulasse, mais plutôt qu’on n’aime pas. C’est très différent. Comme il/elle poursuit, on a aussi le droit d’ajouter un petit commentaire sur le « pourquoi » nous n’aimons pas. Ce qui démontre en effet d’un certain esprit d’analyse que j’aurais tendance à imaginer trouver chez des gens passionnés de poésie. Pour finir il/elle rajoute un petit commentaire humoristique, je pense, pour se mettre au niveau de Miss92.

    Et vous faites la même erreur ! Comment définissez-vous le beau du moche (concernant votre commentaire sur Picasso) ? Juste parce que les formes sont souvent abruptes, alors c’est moche ? En effet les enfants savent se montrer grossiers et employer des mots sales. Mais j’ai du mal à croire qu’ils le fassent avec autant de figures de style, des rimes et en mélangeant langage familier et soutenu de cette manière.

    Pour finir, pourquoi est-ce que la poésie ne doit (DEVRAIT !!) pas nous renvoyer à nous-mêmes, à notre bestialité ? Pourquoi est-ce qu’elle devrait nous faire oublier tout ça ? La poésie est de l’art. Tout autant que la musique, le cinéma…et la peinture. Il en faut pour tout le monde et pour tous les instants de la vie. Vous êtes au calme chez vous, sereine, reposée, prête à vous coucher, alors vous serez bien à écouter de la musique reposante. Votre équipe sportive favorite remporte un prix, vous êtes avec vos amis, vous faites la fête, je ne crois pas que vous écouterez la même musique pour fêter ça. C’est pareil pour le cinéma, la peinture…et la poésie.

    Essayez la bestialité (en vrai), qui sait, vous découvrirez peut être de nouveaux horizons 😉 Grrraaaooooowwwww

  17. fané

    dit :

    @Moiii au fond c’est quoi la poésie ?
    C’est un mode d’expression, non ? Ca fait donc partie de la liberté d’expression donc que ça te choque c’est une chose mais dire que c’est pas un manière de parler non !
    Chacun exprime ce qu’il veut de la manière qu’il veut donc tous ceux qui disent que c’est dégueulasse réfléchissez un peu avant de parler.

  18. serge

    dit :

    Il faut aussi savoir se replacer dans le contexte de l’époque et écrire un poème comme celui là c’était subversif donc doublement osé… et franchement quoi de vulgaire dans ce poème? Bite, cul?
    franchement pas de quoi être choqué… Zola a bien été accusé de pornographie en publiant l’assommoir, alors? Ce n’est pas ce poème qui est vulgaire, mais plutôt notre société… mais bon, c’est un autre débat…

  19. Scylla

    dit :

    a @sacha : Tu critiques ceux qui jugent mais tu juges toi-même à ton tour par ton analyse. Cherchez l’erreur .. Ce n’est pas parce que le poème est d’Apollinaire que l’on doit s’incliner et se forcer à le trouver remarquable. C’est comme ces gens qui se ruent sur du Picasso simplement parce que c’est du Picasso et malgré que cela soit moche. Je suis certain que n’importe quelle oeuvre signée du nom d’un personnage connu sera admirée pour sa signature plutôt que pour son originalité et sa véritable valeur. La vulgarité est à la portée de tous et même les enfants savent se montrer grossiers et employer des mots sales. Je pense que la poésie ne doit pas être obligatoirement reliée au sexe. Maintenant si ce poème te plaît alors c’est tant mieux mais apprécie-le pour son sens et pas parce que c’est du Apollinaire. Trop peu pour moi également les Gainsbourg, les Madonna et les Mylène Farmer. Je pense qu’une carrière dans le porno serait plus appropriée pour ces pseudo-artistes. J’aime Apollinaire quand il est plus imagé, la poésie ne doit pas nous renvoyer à nous-mêmes et à notre bestialité. Elle doit nous faire oublier tout cela ..

  20. Sacha

    dit :

    @Lucien @tombola et @miss92
    je suis d’accord avec Tombola, avoir un avis divergent, ne pas aimer c’est une chose tout a fait respectable mais dire simplement que c’est degueulasse ne montre pas un esprit d’analyse ou d’ouverture que l’on peut etre en droit d’attendre d’un amateur de poésie et rajouter que ça fait pitié parlant d’une oeuvre d’Apollinaire…fait un peu pitié

  21. Novambre

    dit :

    Plait à qui veut, ou ne plait pas. Qu’importe. Apollinaire a un indéniable talent, chaque poète est un être humain qui a le droit d’exprimer ses pulsions qui sont celles relatives à l’humanité toute entière. Lisez solitude de Théophile Gautier, le grand parnassien, vous le trouverez plus cru que celui-ci. C’est dommage que certains soient aussi fermés. Ne pas aimer ni le thème ni la tournure ne veut pas dire que c’est mauvais…

  22. Lucien

    dit :

    Ne juge pas les autres « Tombola » et ne les force pas à apprécier ce que toi tu aimes. Cela s’appelle le respect et la tolérance et contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, on ne se ressemble pas tous et on a chacun sa façon de voir et d’entendre les choses. Je suis personnellement d’accord avec « Miss92 », je n’aime pas ce genre de poésie ni les mots employés ..

  23. Moi

    dit :

    Voilà pourquoi je n’aime pas Apollinaire. La vulgarité ne satisfera jamais la beauté. La poésie n’est pas dans le sexe mais le sexe gâte tout, le charme, la rêverie, tout ce qui nous éloigne de la bête humaine, ici on s’en approche et on fricotte avec .. Quelle horreur ! Quel barbare !

  24. zaza78

    dit :

    Il fallait oser écrire ce poème si osé! Lisez « les onze milles verges » du même auteur, c’est l’exemple type de la littérature érotique de cette époque et certainement le plus connu.

  25. Archeopteryx

    dit :

    Merveilleux poème d’amour dédié au corps féminin.
    L’homme choqué n’aime pas le corps de la femme; la femme choquée ne peut faire bander son prochain.
    Merci à toi, Guillaume Apollinaire; merci.

  26. Thomas

    dit :

    @tu le sauras pas : Apparemment, ce n’est pas un message qu’Apollinaire souhaite faire passer… Ah! Guillaume, il te reste encore bien du travail…

  27. tu le sauras pas

    dit :

    nul à chier, avec des paroles grotesques voire puériles, et sans message à passer… NUL

  28. tombola

    dit :

    Ce n’est pas vraiment un attitude de bonne lectrice, miss92,sérieux problèmes d’entente avec l’autre sexe…

  29. landru

    dit :

    ouais ! verlaine et rimbaud déjà avant en ont pondu des pas mal dans le genre érotico-pornographique !!! lire notamment le sonnet du trou du cul…

  30. Zania

    dit :

    On ne peut pas dire que ce n’est pas un vocabulaire a utiliser dans de la poesie, premierement il n’y a pas de ‘règles’ dans la poésie, et puis si les propos vous paraissent très crus sachez que l’époque est totalement différente et que c’est un poème érotique donc forcément il ne parle pas de fleurs et de papillons.
    Et au fond il exprime juste ses pensées que beaucoup de gens ont..

  31. Mydalida

    dit :

    Je dit assez osés les paroles !

  32. jolunozer

    dit :

    lol j’adore cette poésie

  33. mire

    dit :

    Il faut dire les choses comme elles sont, la poésie n’a pas de vocabulaire particulier, ce sont juste des mots qui évoluent au fils du temps.

  34. Classe

    dit :

    Osé et classe!

  35. Moiii

    dit :

    Pour information Guillaume APPOLINAIRE était à l’époque d’humeur plutôt sauvage. ;p LOL

  36. Moiii

    dit :

    Je trouve que ce n’est pas le genre de vocabulaire qu’on doit utiliser dans un poème qu’il soit érotique ou non .

  37. Jean-Paul Blanc

    dit :

    … tantinet osé ! et vivant brut.

  38. gil91

    dit :

    Ah en ce temps là on exprimait vraiment sa pensée

  39. miss92

    dit :

    Dégueulasse, ça fais pitié !
    x(

  40. to²

    dit :

    tiens tiens, intéressant

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