Sur l’herbe

Paul Verlaine

– L’abbé divague. – Et toi, marquis,
Tu mets de travers ta perruque.
– Ce vieux vin de Chypre est exquis
Moins, Camargo, que votre nuque.

– Ma flamme … – Do, mi, sol, la, si.
L’abbé, ta noirceur se dévoile !
– Que je meure, mesdames, si
Je ne vous décroche une étoile !

– Je voudrais être petit chien !
– Embrassons nos bergères, l’une
Après l’autre. – Messieurs, eh bien ?
– Do, mi, sol. – Hé ! bonsoir la Lune !

Paul Verlaine, Fêtes galantes

Imprimer ce poème

2 commentaires sur “Sur l’herbe”

  1. RESERVED

    dit :

    Vous avez completement raison, je pleure à chaque fois que je lis ce poème sur l’herbe qui se dandine.

  2. Gloire

    dit :

    C’est profond, les esprits cultivés y comprendront le sens de cette poésie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *