Lazzi sur la lagune

Francis Etienne Sicard

Pas de satin
feutrés,
ou velours de brouillard,
l’esprit
gante l’émoi
d’une ganse de soie,
puis tisse le silence
de la nuit assoupie
aux bruissements
de rames
parfumées
et lascives.

Venise,
dévêtue,
plisse,
cil
à cil,
son immense pouvoir
au dessus des vertus,
or,
la chair
frissonne
sous les masques
de marbre,
car l’amour
devient
braise,
quand
le brocard
se froisse.

Alors,
un homme
et sa passion
traversent
votre songe
et caresse,
mot par mot,
votre âme
tressaillant,
et sa peau
de fruit pur.

Francis Etienne Sicard, 1984

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