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	<title>Poetica.fr</title>
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	<description>Poésie, poèmes et poètes</description>
	<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:57:46 +0000</pubDate>
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		<title>Les Deux coqs</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:57:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Haine]]></category>

		<category><![CDATA[Jean de La Fontaine]]></category>

		<category><![CDATA[La femme]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c&#8217;est de toi que vint
Cette querelle envenimée
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint.
Le bruit s&#8217;en répandit par tout le voisinage,
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,<br />
Et voilà la guerre allumée.<br />
Amour, tu perdis Troie ; et c&#8217;est de toi que vint<br />
Cette querelle envenimée<br />
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.<br />
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint.<br />
Le bruit s&#8217;en répandit par tout le voisinage,<br />
La gent qui porte crête au spectacle accourut.<br />
Plus d&#8217;une Hélène au beau plumage<br />
Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut:<br />
Il alla se cacher au fond de sa retraite,<br />
Pleura sa gloire et ses amours,<br />
Ses amours qu&#8217;un rival, tout fier de sa défaite<br />
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours<br />
Cet objet rallumer sa haine et son courage;<br />
Il aiguisait son bec, battait l&#8217;air et ses flancs,<br />
Et, s&#8217;exerçant contre les vents,<br />
S&#8217;armait d&#8217;une jalouse rage.<br />
Il n&#8217;en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits<br />
S&#8217;alla percher, et chanter sa victoire.<br />
Un vautour entendit sa voix :<br />
Adieu les amours et la gloire;<br />
Tout cet orgueil périt sous l&#8217;ongle du vautour<br />
Enfin, par un fatal retour<br />
Son rival autour de la poule<br />
S&#8217;en revint faire le coquet :<br />
Je laisse à penser quel caquet;<br />
Car il eut des femmes en foule.<br />
La fortune se plaît à faire de ces coups;<br />
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.<br />
Défions-nous du Sort, et prenons garde à nous<br />
Après le gain d&#8217;une bataille.</p>
<p>Jean de La Fontaine, <em>Les Fables</em></p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=Les Deux coqs, po&egrave;me de Jean de La Fontaine<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$Le po&egrave;me 'Les Deux coqs' du po&egrave;te du 17&egrave;me si&egrave;cle Jean de La Fontaine.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=jean-de-la-fontaine-les-deux-coqs<br />
opsdsend--></p>
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		<title>Pierrot</title>
		<link>http://www.poetica.fr/poeme-1281/paul-verlaine-pierrot/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:52:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Paul Verlaine]]></category>

		<category><![CDATA[Sonnets]]></category>

		<category><![CDATA[Tristesse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poetica.fr/poeme-1281/pierrot/</guid>
		<description><![CDATA[Ce n&#8217;est plus le rêveur lunaire du vieil air
Qui riait aux jeux dans les dessus de porte ;
Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas ! est morte,
Et son spectre aujourd&#8217;hui nous hante, mince et clair.
Et voici que parmi l&#8217;effroi d&#8217;un long éclair
Sa pâle blouse a l&#8217;air, au vent froid qui l&#8217;emporte,
D&#8217;un linceul, et sa bouche est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est plus le rêveur lunaire du vieil air<br />
Qui riait aux jeux dans les dessus de porte ;<br />
Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas ! est morte,<br />
Et son spectre aujourd&#8217;hui nous hante, mince et clair.</p>
<p>Et voici que parmi l&#8217;effroi d&#8217;un long éclair<br />
Sa pâle blouse a l&#8217;air, au vent froid qui l&#8217;emporte,<br />
D&#8217;un linceul, et sa bouche est béante, de sorte<br />
Qu&#8217;il semble hurler sous les morsures du ver.</p>
<p>Avec le bruit d&#8217;un vol d&#8217;oiseaux de nuit qui passe,<br />
Ses manches blanches font vaguement par l&#8217;espace<br />
Des signes fous auxquels personne ne répond.</p>
<p>Ses yeux sont deux grands trous où rampe du phosphore<br />
Et la farine rend plus effroyable encore<br />
Sa face exsangue au nez pointu de moribond.</p>
<p>Paul Verlaine, <em>Jadis et Naguère</em></p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=Pierrot, po&egrave;me de Paul Verlaine<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$Le po&egrave;me 'Pierrot' du po&egrave;te du 20&egrave;me si&egrave;cle Paul Verlaine.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=paul-verlaine-pierrot<br />
opsdsend--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>LV - Causerie</title>
		<link>http://www.poetica.fr/poeme-1280/charles-baudelaire-lv/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:47:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Charles Baudelaire]]></category>

		<category><![CDATA[Sonnets]]></category>

		<category><![CDATA[Tristesse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poetica.fr/poeme-1280/lv-causerie/</guid>
		<description><![CDATA[Vous êtes un beau ciel d&#8217;automne, clair et rose !
Mais la tristesse en moi monte comme la mer,
Et laisse, en refluant, sur ma lèvre morose
Le souvenir cuisant de son limon amer.
- Ta main se glisse en vain sur mon sein qui se pâme ;
Ce qu&#8217;elle cherche, amie, est un lieu saccagé
Par la griffe et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes un beau ciel d&#8217;automne, clair et rose !<br />
Mais la tristesse en moi monte comme la mer,<br />
Et laisse, en refluant, sur ma lèvre morose<br />
Le souvenir cuisant de son limon amer.</p>
<p>- Ta main se glisse en vain sur mon sein qui se pâme ;<br />
Ce qu&#8217;elle cherche, amie, est un lieu saccagé<br />
Par la griffe et la dent féroce de la femme.<br />
Ne cherchez plus mon coeur; les bêtes l&#8217;ont mangé.</p>
<p>Mon coeur est un palais flétri par la cohue ;<br />
On s&#8217;y soûle, on s&#8217;y tue, on s&#8217;y prend aux cheveux !<br />
- Un parfum nage autour de votre gorge nue !&#8230;</p>
<p>O Beauté, dur fléau des âmes, tu le veux !<br />
Avec tes yeux de feu, brillants comme des fêtes,<br />
Calcine ces lambeaux qu&#8217;ont épargnés les bêtes !</p>
<p>Charles Baudelaire, <em>Les Fleurs du Mal</em></p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=LV - Causerie, po&egrave;me de Charles Baudelaire<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$Un po&egrave;me intitul&eacute; 'LV - Causerie' de Charles Baudelaire.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=charles-baudelaire-lv===causerie<br />
opsdsend--></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Paysage</title>
		<link>http://www.poetica.fr/poeme-1279/charles-baudelaire-paysage/</link>
		<comments>http://www.poetica.fr/poeme-1279/charles-baudelaire-paysage/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:45:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Charles Baudelaire]]></category>

		<category><![CDATA[Le poète]]></category>

		<category><![CDATA[Lieux]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poetica.fr/poeme-1279/paysage/</guid>
		<description><![CDATA[Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l&#8217;atelier qui chante et qui bavarde;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je veux, pour composer chastement mes églogues,<br />
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,<br />
Et, voisin des clochers écouter en rêvant<br />
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.<br />
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,<br />
Je verrai l&#8217;atelier qui chante et qui bavarde;<br />
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,<br />
Et les grands ciels qui font rêver d&#8217;éternité.</p>
<p>II est doux, à travers les brumes, de voir naître<br />
L&#8217;étoile dans l&#8217;azur, la lampe à la fenêtre<br />
Les fleuves de charbon monter au firmament<br />
Et la lune verser son pâle enchantement.<br />
Je verrai les printemps, les étés, les automnes;<br />
Et quand viendra l&#8217;hiver aux neiges monotones,<br />
Je fermerai partout portières et volets<br />
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.<br />
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,<br />
Des jardins, des jets d&#8217;eau pleurant dans les albâtres,<br />
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,<br />
Et tout ce que l&#8217;Idylle a de plus enfantin.<br />
L&#8217;Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,<br />
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre;<br />
Car je serai plongé dans cette volupté<br />
D&#8217;évoquer le Printemps avec ma volonté,<br />
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire<br />
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.</p>
<p>Charles Baudelaire, <em>Les Fleurs du Mal</em></p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=Paysage, po&egrave;me de Charles Baudelaire<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$Paysage, un po&egrave;me de Charles Baudelaire.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=charles-baudelaire-paysage<br />
opsdsend--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Signe</title>
		<link>http://www.poetica.fr/poeme-1278/guillaume-apollinaire-signe/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:43:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Automne]]></category>

		<category><![CDATA[Guillaume Apollinaire]]></category>

		<category><![CDATA[Tristesse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poetica.fr/poeme-1278/signe/</guid>
		<description><![CDATA[Je suis soumis au Chef du Signe de l&#8217;Automne
Partant j&#8217;aime les fruits je déteste les fleurs
Je regrette chacun des baisers que je donne
Tel un noyer gaulé dit au vent ses douleurs
Mon Automne éternelle ô ma saison mentale
Les mains des amantes d&#8217;antan jonchent ton sol
Une épouse me suit c&#8217;est mon ombre fatale
Les colombes ce soir prennent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis soumis au Chef du Signe de l&#8217;Automne<br />
Partant j&#8217;aime les fruits je déteste les fleurs<br />
Je regrette chacun des baisers que je donne<br />
Tel un noyer gaulé dit au vent ses douleurs<br />
Mon Automne éternelle ô ma saison mentale<br />
Les mains des amantes d&#8217;antan jonchent ton sol<br />
Une épouse me suit c&#8217;est mon ombre fatale<br />
Les colombes ce soir prennent leur dernier vol</p>
<p>Guillaume Apollinaire, <em>Alcools</em></p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=Signe, po&egrave;me de Guillaume Apollinaire<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$Le po&egrave;me 'Signe' du po&egrave;te du 19&egrave;me-20&egrave;me si&egrave;cle Guillaume Apollinaire.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=guillaume-apollinaire-signe<br />
opsdsend--></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Enfant</title>
		<link>http://www.poetica.fr/poeme-1277/victor-hugo-enfant/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:40:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>

		<category><![CDATA[Malheur]]></category>

		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poetica.fr/poeme-1277/lenfant/</guid>
		<description><![CDATA[Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l&#8217;île des vins, n&#8217;est plus qu&#8217;un sombre écueil,
Chio, qu&#8217;ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un chœur dansant de jeunes filles.
Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.<br />
Chio, l&#8217;île des vins, n&#8217;est plus qu&#8217;un sombre écueil,<br />
Chio, qu&#8217;ombrageaient les charmilles,<br />
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,<br />
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois<br />
Un chœur dansant de jeunes filles.</p>
<p>Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,<br />
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,<br />
Courbait sa tête humiliée ;<br />
Il avait pour asile, il avait pour appui<br />
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui<br />
Dans le grand ravage oubliée.</p>
<p>Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !<br />
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus<br />
Comme le ciel et comme l&#8217;onde,<br />
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,<br />
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,<br />
Pour relever ta tête blonde,</p>
<p>Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner<br />
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener<br />
En boucles sur ta blanche épaule<br />
Ces cheveux, qui du fer n&#8217;ont pas subi l&#8217;affront,<br />
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,<br />
Comme les feuilles sur le saule ?</p>
<p>Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?<br />
Est-ce d&#8217;avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,<br />
Qui d&#8217;Iran borde le puits sombre ?<br />
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,<br />
Qu&#8217;un cheval au galop met, toujours en courant,<br />
Cent ans à sortir de son ombre ?</p>
<p>Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,<br />
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,<br />
Plus éclatant que les cymbales ?<br />
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l&#8217;oiseau merveilleux ?<br />
- Ami, dit l&#8217;enfant grec, dit l&#8217;enfant aux yeux bleus,<br />
Je veux de la poudre et des balles.</p>
<p>8-10 juillet 1828</p>
<p>Victor Hugo, <em>Les Orientales</em></p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=L'Enfant, po&egrave;me de Victor Hugo<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$L'Enfant, un po&egrave;me de Victor Hugo.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=victor-hugo-enfant<br />
opsdsend--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Chanson (VII, 6)</title>
		<link>http://www.poetica.fr/poeme-1276/victor-hugo-chanson-vii-6/</link>
		<comments>http://www.poetica.fr/poeme-1276/victor-hugo-chanson-vii-6/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:37:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poetica.fr/poeme-1276/chanson-vii-6/</guid>
		<description><![CDATA[Sa grandeur éblouit l&#8217;histoire.
Quinze ans, il fut
Le dieu que traînait la victoire
Sur un affût ;
L&#8217;Europe sous sa loi guerrière
Se débattit. -
Toi, son singe, marche derrière,
Petit, petit.
Napoléon dans la bataille,
Grave et serein,
Guidait à travers la mitraille
L&#8217;aigle d&#8217;airain.
Il entra sur le pont d&#8217;Arcole,
Il en sortit. -
Voici de l&#8217;or, viens, pille et vole,
Petit, petit.
Berlin, Vienne, étaient ses maîtresses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sa grandeur éblouit l&#8217;histoire.<br />
Quinze ans, il fut<br />
Le dieu que traînait la victoire<br />
Sur un affût ;<br />
L&#8217;Europe sous sa loi guerrière<br />
Se débattit. -<br />
Toi, son singe, marche derrière,<br />
Petit, petit.<br />
Napoléon dans la bataille,<br />
Grave et serein,<br />
Guidait à travers la mitraille<br />
L&#8217;aigle d&#8217;airain.<br />
Il entra sur le pont d&#8217;Arcole,<br />
Il en sortit. -<br />
Voici de l&#8217;or, viens, pille et vole,<br />
Petit, petit.</p>
<p>Berlin, Vienne, étaient ses maîtresses ;<br />
Il les forçait,<br />
Leste, et prenant les forteresses<br />
Par le corset ;<br />
Il triompha de cent bastilles<br />
Qu&#8217;il investit. -<br />
Voici pour toi, voici des filles,<br />
Petit, petit.</p>
<p>Il passait les monts et les plaines,<br />
Tenant en main<br />
La palme, la foudre et les rênes<br />
Du genre humain ;<br />
Il était ivre de sa gloire<br />
Qui retentit. -<br />
Voici du sang, accours, viens boire,<br />
Petit, petit.</p>
<p>Quand il tomba, lâchant le monde,<br />
L&#8217;immense mer<br />
Ouvrit à sa chute profonde<br />
Le gouffre amer ;<br />
Il y plongea, sinistre archange,<br />
Et s&#8217;engloutit. -<br />
Toi, tu te noieras dans la fange,<br />
Petit, petit.</p>
<p>Victor Hugo, <em>Les Châtiments</em></p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=Chanson (VII, 6), po&egrave;me de Victor Hugo<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$Un po&egrave;me intitul&eacute; 'Chanson (VII, 6)' de Victor Hugo.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=victor-hugo-chanson-vii-6<br />
opsdsend--></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mors</title>
		<link>http://www.poetica.fr/poeme-1275/victor-hugo-mors/</link>
		<comments>http://www.poetica.fr/poeme-1275/victor-hugo-mors/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:33:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Condition humaine]]></category>

		<category><![CDATA[Mort]]></category>

		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poetica.fr/poeme-1275/mors/</guid>
		<description><![CDATA[Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant,
Noir squelette laissant passer le crépuscule.
Dans l&#8217;ombre où l&#8217;on dirait que tout tremble et recule,
L&#8217;homme suivait des yeux les lueurs de la faulx.
Et les triomphateurs sous les arcs triomphaux
Tombaient; elle changeait en désert Babylone,
Le trône en l&#8217;échafaud et l&#8217;échafaud en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.<br />
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant,<br />
Noir squelette laissant passer le crépuscule.<br />
Dans l&#8217;ombre où l&#8217;on dirait que tout tremble et recule,<br />
L&#8217;homme suivait des yeux les lueurs de la faulx.<br />
Et les triomphateurs sous les arcs triomphaux<br />
Tombaient; elle changeait en désert Babylone,<br />
Le trône en l&#8217;échafaud et l&#8217;échafaud en trône,<br />
Les roses en fumier, les enfants en oiseaux,<br />
L&#8217;or en cendre, et les yeux des mères en ruisseaux.<br />
Et les femmes criaient : &#8212; Rends-nous ce petit être.<br />
Pour le faire mourir, pourquoi l&#8217;avoir fait naître? &#8211;<br />
Ce n&#8217;était qu&#8217;un sanglot sur terre, en haut, en bas;<br />
Des mains aux doigts osseux sortaient des noirs grabats;<br />
Un vent froid bruissait dans les linceuls sans nombre;<br />
Les peuples éperdus semblaient sous la faulx sombre<br />
Un troupeau frissonnant qui dans l&#8217;ombre s&#8217;enfuit;<br />
Tout était sous ses pieds deuil, épouvante et nuit.<br />
Derrière elle, le front baigné de douces flammes,<br />
Un ange souriant portait la gerbe d&#8217;âmes.<br />
Mars 1854.</p>
<p>Victor Hugo, <em>Les Contemplations</em></p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=Mors, po&egrave;me de Victor Hugo<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$Un po&egrave;me intitul&eacute; 'Mors' de Victor Hugo.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=victor-hugo-mors<br />
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		<title>La Ville</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:25:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Emile Verhaeren]]></category>

		<category><![CDATA[Lieux]]></category>

		<category><![CDATA[Mort]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les chemins vont vers la ville.
Du fond des brumes,Là-bas, avec tous ses étages
Et ses grands escaliers et leurs voyages
Jusques au ciel, vers de plus hauts étages,
Comme d&#8217;un rêve, elle s&#8217;exhume.
Là-bas,
Ce sont des ponts tressés en fer
Jetés, par bonds, à travers l&#8217;air;
Ce sont des blocs et des colonnes
Que dominent des faces de gorgones;
Ce sont des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les chemins vont vers la ville.</p>
<p>Du fond des brumes,Là-bas, avec tous ses étages<br />
Et ses grands escaliers et leurs voyages<br />
Jusques au ciel, vers de plus hauts étages,<br />
Comme d&#8217;un rêve, elle s&#8217;exhume.<br />
Là-bas,<br />
Ce sont des ponts tressés en fer<br />
Jetés, par bonds, à travers l&#8217;air;<br />
Ce sont des blocs et des colonnes<br />
Que dominent des faces de gorgones;<br />
Ce sont des tours sur des faubourgs,<br />
Ce sont des toits et des pignons,<br />
En vols pliés, sur les maisons;<br />
C&#8217;est la ville tentaculaire,<br />
Debout,<br />
Au bout des plaines et des domaines.</p>
<p>Des clartés rouges<br />
Qui bougent<br />
Sur des poteaux et des grands mâts,<br />
Même à midi, brûlent encor<br />
Comme des œufs monstrueux d&#8217;or,<br />
Le soleil clair ne se voit pas:<br />
Bouche qu&#8217;il est de lumière, fermée<br />
Par le charbon et la fumée,</p>
<p>Un fleuve de naphte et de poix<br />
Bat les môles de pierre et les pontons de bois;<br />
Les sifflets crus des navires qui passent<br />
Hurlent la peur dans le brouillard:<br />
Un fanal vert est leur regard<br />
Vers l&#8217;océan et les espaces.</p>
<p>Des quais sonnent aux entrechocs de leurs fourgons,<br />
Des tombereaux grincent comme des gonds,<br />
Des balances de fer font choir des cubes d&#8217;ombre<br />
Et les glissent soudain en des sous-sols de feu;<br />
Des ponts s&#8217;ouvrant par le milieu,<br />
Entre les mâts touffus dressent un gibet sombre<br />
Et des lettres de cuivre inscrivent l&#8217;univers,<br />
Immensément, par à travers<br />
Les toits, les corniches et les murailles,<br />
Face à face, comme en bataille.</p>
<p>Par au-dessus, passent les cabs, filent les roues,<br />
Roulent les trains, vole l&#8217;effort,<br />
Jusqu&#8217;aux gares, dressant, telles des proues<br />
Immobiles, de mille en mille, un fronton d&#8217;or.<br />
Les rails ramifiés rampent sous terre<br />
En des tunnels et des cratères<br />
Pour reparaître en réseaux clairs d&#8217;éclairs<br />
Dans le vacarme et la poussière.<br />
C&#8217;est la ville tentaculaire.<br />
La rue – et ses remous comme des câbles<br />
Noués autour des monuments –<br />
Fuit et revient en longs enlacements;<br />
Et ses foules inextricables<br />
Les mains folles, les pas fiévreux,<br />
La haine aux yeux,<br />
Happent des dents le temps qui les devance.<br />
A l&#8217;aube, au soir, la nuit,<br />
Dans le tumulte et la querelle, ou dans l&#8217;ennui,<br />
Elles jettent vers le hasard l&#8217;âpre semence<br />
De leur labeur que l&#8217;heure emporte.<br />
Et les comptoirs mornes et noirs<br />
Et les bureaux louches et faux<br />
Et les banques battent des portes<br />
Aux coups de vent de leur démence.</p>
<p>Dehors, une lumière ouatée,<br />
Trouble et rouge, comme un haillon qui brûle,<br />
De réverbère en réverbère se recule.<br />
La vie, avec des flots d&#8217;alcool est fermentée.</p>
<p>Les bars ouvrent sur les trottoirs<br />
Leurs tabernacles de miroirs<br />
Où se mirent l&#8217;ivresse et la bataille;<br />
Une aveugle s&#8217;appuie à la muraille<br />
Et vend de la lumière, en des boîtes d&#8217;un sou;<br />
La débauche et la faim s&#8217;accouplent en leur trou<br />
Et le choc noir des détresses charnelles<br />
Danse et bondit à mort dans les ruelles.<br />
Et coup sur coup, le rut grandit encore<br />
Et la rage devient tempête:<br />
On s&#8217;écrase sans plus se voir, en quête<br />
Du plaisir d&#8217;or et de phosphore;<br />
Des femmes s&#8217;avancent, pâles idoles,<br />
Avec, en leurs cheveux, les sexuels symboles.<br />
L&#8217;atmosphère fuligineuse et rousse<br />
Parfois loin du soleil recule et se retrousse<br />
Et c&#8217;est alors comme un grand cri jeté<br />
Du tumulte total vers la clarté:<br />
Places, hôtels, maisons, marchés,<br />
Ronflent et s&#8217;enflamment si fort de violence<br />
Que les mourants cherchent en vain le moment de silence<br />
Qu&#8217;il faut aux yeux pour se fermer.<br />
Telle, le jour – pourtant, lorsque les soirs<br />
Sculptent le firmament, de leurs marteaux d&#8217;ébène,<br />
La ville au loin s&#8217;étale et domine la plaine<br />
Comme un nocturne et colossal espoir;<br />
Elle surgit: désir, splendeur, hantise;<br />
Sa clarté se projette en lueurs jusqu&#8217;aux cieux,<br />
Son gaz myriadaire en buissons d&#8217;or s&#8217;attise,<br />
Ses rails sont des chemins audacieux<br />
Vers le bonheur fallacieux<br />
Que la fortune et la force accompagnent;<br />
Ses murs se dessinent pareils à une armée<br />
Et ce qui vient d&#8217;elle encore de brume et de fumée<br />
Arrive en appels clairs vers les campagnes.</p>
<p>C&#8217;est la ville tentaculaire,<br />
La pieuvre ardente et l&#8217;ossuaire<br />
Et la carcasse solennelle.</p>
<p>Et les chemins d&#8217;ici s&#8217;en vont à l&#8217;infini<br />
Vers elle.</p>
<p>Emile Verhaeren, <em>Campagnes hallucinées</em></p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=La Ville, po&egrave;me d'Emile Verhaeren<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$Le po&egrave;me 'La Ville' du po&egrave;te du 19&egrave;me-20&egrave;me si&egrave;cle Emile Verhaeren.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=emile-verhaeren-la-ville<br />
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		<title>Les sapins</title>
		<link>http://www.poetica.fr/poeme-1273/guillaume-apollinaire-les-sapins/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:20:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poetica</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Guillaume Apollinaire]]></category>

		<category><![CDATA[Le poète]]></category>

		<category><![CDATA[Nature]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poetica.fr/poeme-1273/les-sapins/</guid>
		<description><![CDATA[Les sapins en bonnets pointus
De longues robes revêtus
Comme des astrologues
Saluent leurs frères abattus
Les bateaux qui sur le Rhin voguent
Dans les sept arts endoctrinés
Par les vieux sapins leurs aînés
Qui sont de grands poètes
Ils se savent prédestinés
À briller plus que des planètes
À briller doucement changés
En étoiles et enneigés
Aux Noëls bienheureuses
Fêtes des sapins ensongés
Aux longues branches langoureuses
Les sapins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les sapins en bonnets pointus<br />
De longues robes revêtus<br />
Comme des astrologues<br />
Saluent leurs frères abattus<br />
Les bateaux qui sur le Rhin voguent</p>
<p>Dans les sept arts endoctrinés<br />
Par les vieux sapins leurs aînés<br />
Qui sont de grands poètes<br />
Ils se savent prédestinés<br />
À briller plus que des planètes</p>
<p>À briller doucement changés<br />
En étoiles et enneigés<br />
Aux Noëls bienheureuses<br />
Fêtes des sapins ensongés<br />
Aux longues branches langoureuses</p>
<p>Les sapins beaux musiciens<br />
Chantent des noëls anciens<br />
Au vent des soirs d&#8217;automne<br />
Ou bien graves magiciens<br />
Incantent le ciel quand il tonne</p>
<p>Des rangées de blancs chérubins<br />
Remplacent l&#8217;hiver les sapins<br />
Et balancent leurs ailes<br />
L&#8217;été ce sont de grands rabbins<br />
Ou bien de vieilles demoiselles</p>
<p>Sapins médecins divaguants<br />
Ils vont offrant leurs bons onguents<br />
Quand la montagne accouche<br />
De temps en temps sous l&#8217;ouragan<br />
Un vieux sapin geint et se couche</p>
<p>Guillaume Apollinaire</p>
<p><!--opsdsstart<br />
opsds_title=Les sapins, po&egrave;me de Guillaume Apollinaire<br />
opsds_description=$LA$meta name$EQ$$QM$description$QM$ content$EQ$$QM$Un po&egrave;me intitul&eacute; 'Les sapins' de Guillaume Apollinaire.$QM$ $SL$$RA$<br />
opsds_slug=guillaume-apollinaire-les-sapins<br />
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			<wfw:commentRss>http://www.poetica.fr/poeme-1273/guillaume-apollinaire-les-sapins/feed/</wfw:commentRss>
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